Carrefour roule à l’hydrogène avec STILL et s’équipe de la plus grande flotte de chariots pile à combustible en Europe

Carrefour roule à l’hydrogène avec STILL et s’équipe de la plus grande flotte de chariots pile à combustible en Europe

26/11/2018

Le site Carrefour à Vendin le Vieil (Pas de Calais) a été retenu dans le cadre d’un projet pilote, réalisé en partenariat avec STILL, PlugPower, Air Liquide et FCH JU pour le déploiement d’une flotte de 137 chariots pile à combustible 

Dans la pratique, le programme s’est déroulé en deux phases. Une première, achevée en septembre 2017, qui a vu la mise en service de 57 engins de manutention équipés de batteries hydrogène. Les travaux de réalisation de la station de stockage et de compression, située à l’extérieur du bâtiment, et ceux de deux des trois postes de remplissage (dispenser), implantés dans l’entrepôt ayant été, bien entendu, effectués en amont. « La deuxième phase, terminée en avril 2018, a permis de mettre en activité le troisième poste de distribution et de compléter le parc, en y ajoutant 80 appareils supplémentaires » poursuit Alain Audegond, le Directeur du site .

Au niveau fonctionnement, la station extérieure, approvisionnée par semi-remorque, stocke l’hydrogène à 200 bar et le comprime ensuite à 450 bar afin de pouvoir l’expédier, par différence de pression, vers l’un des trois postes de distribution.
L’opérateur n’a plus qu’à faire le plein du réservoir, comme il le ferait dans une station-service classique pour son véhicule personnel, l’opération s’effectuant en trois à quatre minutes. « La procédure de remplissage des machines est, bien entendu, très sécurisée et se déroule selon un processus très précis. Elle fait l’objet de rappels constants, lors des briefing sécurité réguliers, chaque nouvel opérateur qui entre dans l’entrepôt, devant obligatoirement suivre et valider une période de formation préalable » commente Hervé Lehut, Responsable d’exploitation.

Ergonomie, propreté, simplicité et souplesse d’utilisation :

Cet aspect simplicité et rapidité constitue, bien entendu, le premier argument en faveur de la pile à combustible. « La pénibilité, liée au changement d’une batterie plomb/acide classique est également supprimée » explique Kevin Roche, un des préparateurs de commandes, « même si la permutation s’effectue habituellement à l’aide de systèmes mécanisés ou semi automatisés, l’opération étant par ailleurs beaucoup plus propre ». Les conditions de travail des opérateurs sont donc améliorées, tout en évitant les risques d’accident susceptibles de se produire lors des manutentions de batteries classiques.

L’autre atout est, bien entendu, environnemental. Il s’agit d’une solution hautement recyclable, qui ne comporte pas d’acides toxiques ni de polluants, la durée de vie supérieure de la pile à combustible (10 ans ou 25 000 heures) allant également dans le sens d’une réduction du gaspillage et des déchets inutiles. Il s’agit d’une technologie propre « qui permet de réduire notre empreinte carbone » précise Arnaud Torchy. « Avec un peu plus d’une année de recul on peut estimer, aujourd’hui, que ce sont ainsi 30 t de CO2 qui, chaque année, ne seront pas dégagées dans l’atmosphère » chiffre Alain Audegond.

Côté performances, « elles sont constantes durant tout le cycle de la batterie » affirme Herve Lehut. Quant à la durée d’utilisation ? « Elle varie selon les métiers. Mais pour un opérateur travaillant en levée, il faudrait changer une batterie plomb classique une ou deux fois par poste, avec des durées de charge de 8h. Vous imaginez donc la logistique avec 36 chariots à mât rétractable présents dans l’entrepôt…. Côté coûts, l’utilisation de l’hydrogène permet aux entreprises de supprimer la construction d’une salle de charge. Mais surtout, durant les pics d’activité (promotions anniversaire, été et fêtes de fin d’année) d’éviter l’obligation de faire de la location courte durée. « Nous avons été confrontés à une situation semblable, avec la mise en place d’une équipe de nuit pendant six mois. Avec un parc classique et même un double jeu de batteries, il nous aurait été impossible de répondre aux contraintes d’exploitation, la première batterie n’étant pas rechargée alors même que la seconde aurait été en fin ce cycle. Ecueil qui n’existe pas avec une batterie hydrogène, capable de fonctionner 24h/24 moyennant un court laps de remplissage » conclut Arnaud Torchy.

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